couleur

Photographier un visage, c’est entrer dans un territoire aussi vaste qu’un paysage.
C’est écouter une présence, accueillir une histoire, laisser émerger ce qui ne se dit pas toujours avec des mots.
Pendant vingt ans, j’ai travaillé auprès de personnes en situation de handicap. Cette expérience a façonné ma manière d’être avec l’autre : patience, douceur, attention aux détails, respect des rythmes et des silences. Aujourd’hui encore, elle guide ma façon de photographier l’humain.
Je ne cherche pas à figer une expression, mais à révéler une part de vérité.
Un regard, une lumière, une posture, un souffle.
Chaque portrait est une rencontre, un espace de confiance où l’on prend le temps — celui de se poser, de respirer, de laisser apparaître ce qui est juste.
Qu’il s’agisse d’un habitant, d’un artisan, d’un élu, d’un enfant ou d’un inconnu croisé sur un chemin, je photographie les personnes comme je photographie les paysages : avec respect, simplicité et sincérité..

Un portrait n’est jamais seulement une image.
C’est un lien, une trace, une manière de dire : “voici quelqu’un, voici sa lumière, voici ce qu’il offre au monde”.
Je souhaite que mes portraits soient des espaces de reconnaissance, des instants où chacun peut se sentir vu, entendu, considéré.
Des images qui racontent l’humain dans sa force, sa fragilité, sa singularité.
Que ce soit pour un territoire, une institution, une famille ou un projet personnel, j’aborde chaque portrait comme une rencontre à part entière — avec la même exigence, la même écoute et la même sensibilité que dans toutes mes photographies.